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samedi 14 novembre 2015

A beautiful story of coyote pups


A beautiful story (in English) for my American friends and the others who think that coyotes are bad and dangerous. Don't forget that most of the wild animals are dangerous when they feel endangered. They kill only for eating, surviving and saving their children. The most dangerous specy is men: they kill for fun.

samedi 29 août 2015

Conte de coyote - Watayaga

LA FAMILLE COYOTE RENCONTRE LA FAMILLE ARAIGNÉE.

(j'ai horreur des araignées mais j'ai bien aimé cette histoire)

Lorsque Coyote vivait à Ismo'wala il avait une compagne. Ils avaient eu ensemble de nombreux petits coyotes.

Lorsqu'il ne chassait pas pour nourrir sa famille, Coyote allait se promener avec sa femme et leurs enfants. Ces derniers, encore dans l'insouciance de leur jeune âge, n'accordaient que peu d'attention aux enseignements que leur prodiguaient leurs parents à ces occasions : ils préféraient gambader en tout sens et jouer à se chamailler. Les parents Coyote les regardaient avec une joyeuse et tendre bienveillance, convaincus que quelque chose resterait de leurs paroles et fiers de la vitalité de leurs enfants.
A l'ouest du terrier des Coyote la famille Araignée s'était installée près d'une source. Madame et monsieur Araignée avaient encore plus d’enfants que Coyote et sa femme. Les minuscules bébés Araignée adoraient nager dans l’eau de la source.

Un jour, les Coyote allèrent plus loin qu'ils n'en avaient l'habitude. Il faisait chaud, ils avaient beaucoup marché et ils commençaient à avoir soif. Ils se mirent à la recherche d'un point d'eau. Ils finirent par apercevoir une falaise abrupte qui leur sembla être un bon endroit pour trouver une source. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent effectivement à un grand bassin empli d'eau. Mais, alors qu'ils se baissaient pour boire, ils s’aperçurent, avec stupéfaction, que des créatures flottaient sur l’eau et semblaient bien s’y amuser. Alors, oubliant leur soif, les Coyote restèrent là, fascinés, à regarder ces créatures qui leur semblaient tellement mignonnes qu’ils ne pouvaient ni les quitter des yeux. ni cesser d'exprimer leur admiration.
Au bout d’un moment, ils entendirent une voix qui disait :

- " Il y a ici des amis qui ont sûrement très soif : il fait très chaud aujourd'hui et Il semble qu’ils viennent de loin. Ce serait bien qu’ils puissent boire."

A peine la voix s’était-elle faite entendre que les êtres qui s’amusaient dans le bassin en sortirent rapidement.

- "Maintenant, amis, vous pouvez étancher votre soif. " dit la voix.

Les Coyote regardèrent autour d'eux. Mais, à leur grande surprise, c’est d'au-dessus d'eux que quelqu'un descendit en se balançant. Ils virent alors que c'était une araignée. Quand elle fut descendue, elle invita une fois encore les Coyote à boire. Ce qu’ils firent avec empressement. Papa Araignée arriva alors et accueillit lui aussi chaleureusement les Coyote.
Ils bavardèrent tous ensemble, et très rapidement chacun pressentit qu'une amitié était en train de se tisser. Les Coyote ne tarissaient pas d’éloges envers les enfants Araignée. Les Araignée se montraient très heureuses d'avoir des visiteurs.

Ce n'est que quand le soir tomba que les Coyote s’avisèrent qu'il était temps de rentrer chez eux.

Au moment de leur départ, ils invitèrent les Araignée à leur rendre visite dans deux jours. Le couple Araignée accepta avec plaisir.
Alors les Coyote burent une nouvelle fois à la source, puis ils prirent le chemin du retour. Rentrés chez eux, ils se préparèrent à recevoir convenablement les Araignée.

Le lendemain de l'invitation, Monsieur Araignée fit remarquer à sa femme :

- " Il nous faudra pas mal de temps pour arriver chez les Coyote. Pourquoi ne partirions-nous pas tout de suite? ".

Sa femme, qui justement était en train de se dire la même chose, acquiesça avec joie. Ils rassemblèrent alors leurs enfants et toute la famille se mit en route pour Ismo'wala.
Vraiment, ils avançaient très lentement. Et à la tombée du jour ils étaient encore loin de leur but. Aussi durent-ils se glisser dans l'anfractuosité d'un rocher pour y passer la nuit.

Le lendemain matin, les Araignée se mirent en route très tôt. Il était presque midi quand elles arrivèrent enfin à Ismo'wala. Elles trouvèrent rapidement le terrier des Coyote qui les reçurent très chaleureusement.

Encore une fois les Coyote exprimèrent leur admiration pour les enfants Araignée. Coyote, qui avait rapporté beaucoup de nourriture, discutait avec les invités pendant que sa femme finissait de préparer le repas. Puis tous mangèrent dans la bonne humeur partagée. Le couple Coyote insistait :

- "Servez-vous autant que vous le voulez, c’est un plaisir pour nous de vous recevoir ".

Ils voulaient fêter dignement leurs hôtes. Quand tous furent rassasiés les adultes passèrent le temps en bavardant. Les enfants, de leur côté, allèrent jouer dehors.

A la tombée du jour les Araignée s’apprêtèrent à retourner chez elles. Le couple Coyote les en dissuada :

- "Ne partez pas maintenant qu’il va bientôt faire nuit ! Pourquoi ne dormiriez-vous pas ici ? Ainsi vous auriez toute la journée de demain pour retourner tranquillement chez vous. "

Les Araignée acceptèrent. Et tout le monde passa une excellente soirée.

Quand arriva le moment d'aller se coucher, les Araignée se retirèrent discrètement dans une anfractuosité. Le lendemain matin, Madame Coyote leur offrit à manger et leur prépara un en-cas pour le voyage. Puis, les Araignée prirent le chemin du retour non sans avoir invité la famille Coyote à leur rendre visite à son tour. Les Coyote acceptèrent volontiers et promirent de venir avec leurs enfants chez les Araignées d'ici trois jours.

Dès que les Araignées furent revenues chez elles, elles commencèrent à préparer le repas qu'elles prévoyaient de partager avec la famille Coyote.

Pendant ce temps, Papa Coyote s'interrogeait :

- "Je me demande bien ce que les Araignée vont nous servir. Ils semblent bien pauvres."

Il se demandait s’ils avaient bien fait d’accepter l’invitation des Araignée, si cela n’allait pas mettre celles-ci en difficulté.

Le matin du troisième jour, cependant, les Coyote se levèrent très tôt et se mirent en route. Le soleil était haut dans le ciel quand ils arrivèrent à destination. Les Araignée ne pouvant recevoir leurs visiteurs dans leur maison les invitèrent à s'installer près d'une grotte où ils passèrent tous un agréable moment à discuter. Lorsque vint le moment du repas les époux Coyote échangèrent un regard discret puis rassemblèrent leurs enfants pour le repas. Les parents Araignée se dirigèrent vers leur domicile et revinrent chargés chacun de quelque chose qu’ils placèrent devant les Coyote puis retournèrent dans leur maison et réapparurent avec des choses diverses qu'ils posèrent aussi au même endroit. Ils firent cela trois fois et s'installèrent avec leurs invités pour manger.
Les époux Araignée invitèrent alors les Coyote à se servir. En observant la nourriture placée devant eux, les Coyote découvrirent qu'il s'agissait de mouches. Les plats qui contenaient ces aliments étaient confectionnés en toile d'araignée. Les Coyotes n'étaient pas particulièrement enthousiasmés à l’idée de manger des mouches. Ils ne savaient pas trop quoi faire. Ils regardaient les Araignée qui, elles, engloutissaient les mouches avec délectation. Finalement, rassemblant tout leur courage, ils se décidèrent à goûter les plats et… ils se régalèrent. En fait, bien que le goût leur en parut au premier abord surprenant, ils trouvèrent cela vraiment succulent. Ils se jetèrent alors littéralement sur les plats. Les mouches qui étaient présentées en portions minuscules devenaient des morceaux consistantes dès lors qu'ils les mettaient en bouche et les mêlaient à leur salive. Finalement ce repas fut grandement apprécié par tout le monde. Ensuite, le ventre bien rempli, tous firent une petite sieste digestive. A leur réveil, Madame Araignée dit :

- "Ne partez pas encore, au moins pas avant que je n'aie fait jouer les enfants."

Les Coyote acceptèrent donc de retarder leur départ.

Madame Araignée conduisit alors les enfants vers un endroit situé en haut d’une falaise. Juste avant d'y arriver elle enfonça quatre bâtons dans le sol aux quatre points cardinaux puis elle tourna autour en filant. Ce qu'elle fit ressemblait à un grand panier. Quand elle eut terminé son travail, elle dit aux enfants Coyote :

- "Regardez mes petits maintenant. Tout ce qu'ils vont faire, vous aurez vous aussi la possibilité de le faire."

Elle interpella alors ses enfants :

- "Maintenant, tout le monde là dedans !"

Les petites Araignée sautèrent rapidement dans le panier. Mère Araignée grimpa alors en haut de la falaise, tirant derrière elle le panier avec ses enfants dedans, grâce à un fil sortant de ses fusules.
Sur le point d'arriver au sommet, elle cria joyeusement :

- "Attention à la descente !"

Elle laissa alors de nouveau sortir du fil de son corps, et fit descendre le panier avec les enfants dedans.
Dans le panier, les enfants hurlaient de toutes leurs forces et riaient à gorge déployée. Quand le panier toucha terre, ils en sortirent en riant et en gloussant. Les enfants Araignée dirent alors aux petits Coyote :

- "Allez, c'est votre tour maintenant. Vous verrez c'est vraiment drôle !"
Madame Araignée qui était descendue invita les petits Coyote à entrer dans le panier. Elle les tira en haut de la falaise. Quand elle fut au sommet, elle les fit descendre comme elle avait fait avec ses enfants.

Bouche bée, les petits Coyote descendirent, et ils trouvèrent cela tellement drôle et merveilleux qu’ils eurent hâte de recommencer. Aussi, le tour suivant, tous les enfants grimpèrent-ils dans le panier et Madame Araignée refit ce quelle avait déjà fait deux fois. Les enfants voulaient toujours recommencer et Madame Araignée, sans jamais se lasser, les amusa ainsi jusqu’au soir. Papa Coyote fit alors remarquer qu'il était temps de rentrer à la maison.

Les Coyotes remercièrent les Araignée pour cette excellente après-midi. Madame Araignée avait préparé un en-cas pour le voyage de retour de ses invités. Les Coyote retournèrent chez eux avec leurs cadeaux. Et quand ils arrivèrent dans leur terrier ils apprécièrent grandement ce repas.

Le blog de Watayaga - watayaga@hotmail.fr

vendredi 17 juillet 2015

Conte indien



Coyote dispose les étoiles dans le ciel. (conte indien)


          Autrefois il y avait cinq loups, tous frères, qui erraient en bande. Quand ils chassaient, ils partageaient toujours leurs prises avec Coyote. Un soir, Coyote les vit qui regardaient le ciel. "Qu'est-ce que vous regardez là-haut, frères ? s'enquit-il. - Oh, rien !" répondit le plus âgé des loups.
          Le lendemain, Coyote les vit tous à nouveau en train de regarder le ciel. Il questionna, par rang d'âge, le second des loups, mais celui-ci ne voulut rien dire. Et cela continua de la sorte pendant trois ou quatre soirées. Aucun ne voulait dire à Coyote ce qu'ils regardaient tous, de peur qu'il ne mette son grain de sel dans leurs affaires.
         Un soir, Coyote demanda au plus jeune de la bande de lui dire de quoi il s'agissait, et celui-ci se tourna vers les autres: "Bah, disons à Coyote ce que nous voyons là-haut. Il ne va pas s'en mêler." Ils lui dirent donc: "Là-haut, tout là-haut, il y a deux animaux, inaccessibles. - Eh bien, allons-y, répliqua Coyote. - Aller là-haut? Et comment? - Oh, c'est tout simple, dit Coyote, je vais vous montrer." Coyote réunit un grand nombre de flèches et commença à les décocher dans le ciel. La première resta accrochée au ciel; la seconde se ficha dans la première, et ainsi de suite, si bien qu'elles formaient comme une échelle descendant jusqu'à la terre. "Maintenant, nous pouvons monter là-haut", dit Coyote. Le plus vieux des loups ouvrit la marche, emmenant son chien. Il était suivi des quatres autres loups, et enfin de Coyote.
          Ils grimpèrent tout le jour jusque tard dans la nuit. Toute la journée suivante, ils grimpèrent encore. Ils grimpèrent pendant des jours et des nuits, et atteignirent enfin le ciel. Ils s'arrêtèrent dans le ciel et contemplèrent les deux animaux que les loups avaient aperçus d'en bas. C'étaient deux grizzlis. "N'approchez pas, dit Coyote. Ils vous mettraient en pièces." Mais les deux plus jeunes loups s'étaient déjà rapprochés, bientôt suivis des deux moins jeunes. Seul, le plus âgé restait en arrière.
Quand les loups s'approchèrent des ours, il ne se passa rien. Les loups s'assirent et examinèrent les ours, et les ours, toujours assis à leur place, toisaient les loups. Quand il vit qu'il n'y avait pas de danger, le vieux loup vint rejoindre les autres et s'assit là avec son chien. Coyote, lui, n'approcha pas davantage. Il n'avait pas confiance dans les ours. "En tout cas, c'est bien joli à voir, se dit-il. Ils ont belle allure, tous assis comme ça. J'ai bien envie de laisser l'ensemble tel quel, que tout le monde puisse le voir. Et quand les gens verront cela dans le ciel, ils diront: "Savez-vous qu'il y a une histoire à l'origine de cette composition ?", et ils parleront de moi."
           Il laissa donc le tout intact. Sur le chemin du retour, il arracha les flèches une à une derrière lui; ainsi personne ne pouvait plus descendre. Revenu sur terre, il contempla, admiratif, l'arrangement qu'il avait laissé là-haut. Et ça n'a jamais bougé depuis.
           De nos jours, on appelle cette constellation le Grand Chariot. En regardant bien, on voit que trois loups composent le timon, et que le plus vieux, celui du milieu, a toujours son chien à ses pieds. Les deux plus jeunes loups forment l'avant du chariot, et les deux grizzlis l'arrière, qui pointe vers l'étoile polaire.
           De voir comme cela était beau, Coyote eut envie de remplir le ciel d'étoiles. Il disposa donc des étoiles partout en motifs, puis pour utiliser ce qu'il lui restait, il traça la Voie lactée. Quand il eut fini son ouvrage, Coyote manda Alouette sa sœur. "Raconte à tous, je te prie, quand je ne serai plus de ce monde, que cette ordonnance des étoiles qu'ils voient au firmament, c'est moi qui l'ai conçue; c'est mon œuvre." Et l'alouette nous raconte aujourd'hui encore cette histoire de Coyote.

Extrait de "L'Oiseau-Tonnerre et autres histoires" de Richard Erdoes et Alfonso Ortiz, Albin Michel - Terre Indienne.

mardi 30 juin 2015

L'oiseau, la vache et le coyote

Trouverez-vous la morale à cette petite fable ?

Pour celles et ceux qui n'en auraient jamais entendu parler, voici une énigme tirée du célèbre western "Mon nom est Personne". Plus qu'une solution à une simple énigme, il vous faudra trouver la morale à une petite fable...

La fable de l'oisillon, de la vache et du coyote:
Il était une fois un petit oisillon qui ne savait pas encore voler. On était en plein hiver et un soir, il tombe de son nid et il se retrouve sur le sentier. Alors il se met à crier: "Pui! Pui! Pui!". Il se fend le gosier parce qu'il meurt de froid.
Pour son bonheur, voilà qu'arrive une vache. Elle le voit et veut le réchauffer. Alors elle soulève la queue et paf! Elle pose une belle galette fumante, grosse comme ça!
Le petit oiseau, bien pénard et bien au chaud, sort sa tête et remet ça plus fort qu'avant: "Pui! Pui! Pui!"
Rrrrrrr! Mais un vieux coyote arrive au triple galop. Il allonge une patte, l'extrait délicatement de son tas de fumier, essuie la crotte qui le recouvre et ensuite... il n'en fait qu'une bouchée!
Mon grand-père disait qu'il y a une morale à cette histoire mais qu'il faut que chacun la trouve tout seul!

Quelle est la morale à cette fable? 
oiseau.png

samedi 16 mai 2015

L'histoire du coyote qui voulait voler (in English mais sous-titré)

N'essayez pas d'être un autre. Soyez vous-même !

Histoire du coyote qui voulait voler

UNE INTERVIEW VIDÉO DU DR LEWIS MEHL-MADRONA
Après son intervention au Colloque de la Fondation Denis Guichard en mars 2010, le Dr Mehl-Madrona, qui intègre dans sa pratique l’histoire du patient et des récits légendaires, a raconté cette petite histoire "gonflée", comme il l’exprime lui-même...

https://youtu.be/ksH6MBBDJQU


mercredi 29 avril 2015

Des coyotes à New-York

Qui a dit que les Américains élimineraient tous les coyotes en s'adonnant à leur sport favori: le flingage de tout ce qui bouge ?
Il est vrai que, après avoir exterminé les Indiens, les bébés phoques, les bisons, après avoir volé à Mach 11, été sur la lune (hihihi), remis de l'ordre en Irak et élu Schwarzie sénateur, ils s'emmerdent. Alors, ils sortent en famille, depuis pépé avec son chicot restant et son vieux tromblon jusqu'au petit dernier de 6 ans avec son 9mm à tir automatique, et ils s'en vont chasser le coyote là-bas, loin vers l'ouest (c'est pour cela que ça s'appelle le Far-West, ben oui) dans le désert du Colorado.
Seulement voilà, pas de chance. Car pendant qu'ils désertent leurs cités, les coyotes, plus malins qu'eux, débarquent en ville.

http://www.rtl.be/info/monde/international/new-york-compte-de-nouveaux-citoyens-des-coyotes-se-baladent-sur-les-toits-photos--719611.aspx


dimanche 22 février 2015

Looney Tunes 01


C'est pas bien de se foutre de la gueule du monde !

C'est une calomnie, une conspiration, du plagia pur et simple. Une telle horreur est indescriptible. Ce genre de vidéo ne devrait pas être autorisée sur les réseaux sociaux. Je suis scandalisé de voir ça. Je vous assure que ça ne restera pas sans suite.
Ignobles mécréants, prenez garde. On a coupé des têtes pour moins que ça.
Et ne me dites pas qu'il n'y a aucune ressemblance avec des personnages existants et que tout cela ne serait que fortuit. Je n'en crois pas un mot.
Le coureur en maillot bleu a des airs de Lance Armstrong. Non, pas celui qui a marché sur la Lune (d'ailleurs on n'y est jamais allé, mais ça je vous le raconterai plus tard) mais celui qui a couru sur Terre.
Un peu dopé à l'insu de son plein gré pour copier une citation célèbre d'un autre célèbre coureur à poids rouges. Tiens, d'ailleurs je trouve que c'est un peu gros pour passer pour une coïncidence.


mercredi 28 janvier 2015

CV du coyote


Parmi les canidés sauvages, c’est le coyote (Canis latrans) qui a su le mieux s’adapter aux persécutions humaines. Non seulement, cet animal n’a pas été éradiqué de l’ouest des Etats-Unis mais il a élargi son aire de répartition.

Aujourd’hui, on peut trouver le coyote de l’Alaska jusqu’au Costa Rica. Sur les territoires du nord de l’Amérique, depuis l’élimination systématique du loup, le coyote est devenu le chien sauvage le plus répandu.


Le coyote : aboyeur des plaines


Le mot coyote est une adaptation du mot aztèque « coyotl » signifiant « chien qui aboie ». Le coyote est l’exemple parfait de l’intelligence animale.
Il existe 19 sous-espèces de coyotes dont la robe varie du gris au roux.
Avec une longueur qui ne dépasse pas un mètre (75 à 100 cm) pour un poids de 7 à 21 kg, le coyote sait adapter sa vie en fonction du contexte. Il passe alternativement d’un mode de vie communautaire, riche d’un langage complexe, à un mode de vie solitaire.
C’est cette extraordinaire faculté d’adaptation qui lui a permis de survivre à toutes les persécutions.

Le coyote peut s’acclimater aux modifications de son habitat et exploiter un nouveau biotope. Ainsi, on peut l’observer dans les champs en train de suivre les machines agricoles pour dénicher les rongeurs souterrains.
Il hante de plus en plus la banlieue de Los Angeles. Poubelles et animaux domestiques lui procurent une nourriture abondante. Il va jusqu’à vider les écuelles des chiens ou à voler les tourteaux de soja donnés par les éleveurs à leur cheptel.
On connaît au moins un cas d’une attaque mortelle sur un enfant.
Son ouie et son odorat lui permettent de détecter les rongeurs sous la neige. Il se fige alors et bondit en l’air comme un ressort en suivant un angle de 45° puis retombe pattes et gueule en avant.


Le coyote prolifère et rien ne semble pouvoir l’arrêter.
C’est un opportuniste qui sait tout mettre à son profit. Par exemple, il peut s’associer au blaireau. Le coyote localise un terrier et sa proie puis le blaireau creuse avec ses puissantes griffes.
Le coyote s’approprie alors la victime à son seul profit.
Il n’hésite pas à rester à l’affût près des loutres qui pêchent de nombreux poissons pour leur voler leur pêche.
Cet animal très intelligent suit les trains car il sait qu’ils font détaler les écureuils terrestres camouflés.

Un animal pas si solitaire
L’image traditionnelle du coyote, véhiculée par les westerns, est celle d’un animal solitaire aboyant au crépuscule.
En réalité, notre coyote a mis en place un langage très élaboré et divers rituels en vue d’établir les rangs hiérarchiques au sein des groupes.

S' il aime marauder seul, le coyote chasse fréquemment en groupe. C’est de là que proviennent les litiges avec les éleveurs. Effectivement, les hordes s’attaquent volontiers au bétail.
Le coyote solitaire se nourrit de petites proies et de charognes mais un groupe peut s’attaquer à un cerf ou un wapiti.
Le groupe de 4 à 6 adultes peut atteindre 65 km/h et cela sur une distance de 400 m environ. Ils se relayent pour éviter de s’épuiser.
L’hiver, alors que les proies se font plus rares, cette chasse collective est le seul moyen pour eux de survivre.

C’est au Canada et en Alaska que le coyote se heurte à la concurrence du loup. Intelligent, il y survit car il a adopté pour la circonstance un mode de vie familial.
De plus, pour lutter contre les rigueurs du froid, son pelage s’épaissit pour atteindre 10 cm de longueur. Il est doublé d’un sous-poil bien dru de 5 cm d’épaisseur.
Le coyote est fidèle à sa cellule familiale. Le marquage du territoire permet d’éviter les conflits.
Son domaine vital peut atteindre entre 8 et 80 km². Les plus vastes domaines appartiennent aux meutes qui sont une famille élargie formée d’un couple, des petits et des jeunes des portées précédentes ayant atteint leur maturité.

Les coyotes sont plutôt monogames. Ils forment des couples parfois unis pour la vie. Le départ des jeunes d’une famille dépend de l’abondance du gibier.
Quand plusieurs familles s’unissent, on parle de clan. On retrouve alors le même type d’organisation que chez les loups.

Le couple dominant est le seul à se reproduire. Le statut des autres dépend de leur rôle dans l’éducation des petits.
Les membres d’une meute sont tous issus du même couple et partagent donc le même bagage génétique.
En participant aux soins prodigués aux frères, sœurs et cousins, ils perpétuent les gènes du clan comme si ils se reproduisaient eux-mêmes.

Le cri du coyote

Canis latrans signifie « chien aboyeur ». Il est vrai que l’étendue du langage utilisé par le coyote est très important.
Pas moins de 11 types de vocalises de base ont été recensés dans les relations orales entre coyotes mâles.
Les nouveau-nés en maîtrisent déjà la plupart : jappement, gémissement, aboiement, hurlement ou grognement.

Le hurlement est un signe de reconnaissance qui permet à chaque individu de retrouver la trace d’un congénère ou d’avertir d’un danger imminent.
Quand un coyote hurle, il obtient une réponse d’un membre dominant du clan. Si le clan hurle de concert, cela signifie que le territoire est déjà pris.
Outre le langage sonore, le coyote utilise également le langage « gestuel ». On a comptabilisé huit positions faciales de base et quatre postures principales.
Ce langage corporel sert à exprimer le degré de soumission, d’agressivité ou de sympathie avec de nombreux degrés intermédiaires.

La reproduction
Entre 9 et 10 mois, une femelle atteint sa maturité sexuelle. Quand elle décide de s’accoupler, elle est courtisée par plusieurs mâles.
Sa période de fécondation est longue, entre deux et trois mois. Cette période lui laisse le temps de bien choisir son partenaire.

L’époque du rut se situe entre janvier et mars. Les mâles s’intimident mais les vrais combats sont très rares. D’ailleurs, la femelle ne choisira pas forcément le gagnant.
Un seul mâle s’accouplera et le couple restera uni pour chasser et voire même vivre ensemble toute leur vie.
La femelle met au monde en moyenne cinq à sept petits ( jusqu'à 19) qui naissent aveugles au printemps, après 50 à 65 jours de gestation.
La femelle choisit la tanière et l’aménage avec des végétaux. Peu avant la naissance des petits, le mâle s’isole dans un terrier voisin mais veille à apporter de la nourriture à sa compagne tant qu’elle s’occupe des petits.
Dès trois semaines, les jeunes commencent à manger de la viande régurgitée par les parents. Vers 8 semaines, ils commencent à apprendre à chasser et atteignent leur taille adulte vers 9 mois.

Selon la richesse du territoire, les jeunes partiront dès leur 9ème mois pour s’établir sur un autre domaine ou resteront plusieurs années au sein du clan.
Un coyote vit en moyenne 10 ans en liberté. En captivité, il peut atteindre 18 à 20 ans au maximum.

Qui est pris, qui croyait prendre
Le coyote est devenu l’animal le plus chassé d’Amérique du Nord. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de coyotes sont abattus.

Mais, cette politique n’a donné aucun résultat. Cette tentative d’éradication a au contraire encouragé le coyote à se reproduire de manière beaucoup plus intensive.
Pour pallier à la menace humaine, les femelles sont sexuellement matures plus jeunes et mettent au monde plus de petits. Certaines femelles peuvent mettre au monde jusqu'à 19 jeunes.
Le problème c’est que ce réflexe naturel d’autoprotection créé un nombre croissant d’animaux pour un biotope qui lui n’est pas plus riche. De ce fait, le coyote ne trouvant pas de proies à l’état sauvage, se rabat sur les troupeaux.

De plus, ils deviennent de moins en moins farouches et s’approchent des zones urbaines. C’est à Los Angeles que l’on dénombre le plus de coyotes au kilomètre carré.
Au Canada, les coyotes se sont accouplés avec des chiens domestiques et ont créé une nouvelle race hybride plutôt redoutable.
Les « coy-dogs », fruits de ces unions, se reproduisent très vite et sont bien plus agressifs et nuisibles.
Le coyote est pourtant bien utile à l’équilibre de l’environnement. Il devrait faire l’objet d’une prévention intelligente plutôt que ces tentatives massives et maladroites d’abattage.

Grâce à lui, les populations de rongeurs n’augmentent pas. Il évite une recrudescence de lièvres et de lapins et élimine les bêtes malades dans les grands troupeaux d’ongulés.
Il est évident que l’Homme, une fois encore, a joué à l’apprenti sorcier et ne sait plus aujourd’hui comment rétablir l’équilibre.
 Classification: Animalia. Mammalia. Carnivora. Canidae. Canis
V.Battaglia (05.2005) M.à.J 03.2008

samedi 17 janvier 2015

Le coyote n'est pas un chien de prairie !


Le coyote est un canidé qui vit uniquement sur le continent américain. C'est un animal discret qui vit parfois en relation étroite avec l'homme. C'est un opportuniste qui peut aussi bien chasser les lapins que faire les poubelles voire s'attaquer aux humains.


Comment reconnaître le coyote ?

Description
Avec un maximum de 1 mètre de long pour 60 centimètres à l'épaule, c'est déjà un canidé de bonne taille, mais il est nettement plus petit et plus svelte que le loup.
D'un point de vue anatomique, la classification au sein des canidés n'est pas usurpée.
La robe va du gris au brun-roux, parfois presque orange. Les yeux ont des reflets dorés. La queue est fournie comme celle d'un renard. Le coyote court la queue entre les jambes alors que le renard américain court avec la queue fièrement dressée.
Il a le nez plus pointu que celui du chien mais ses oreilles ressemblent à celles d'un berger allemand.

Le coyote n'est pas un chien de prairie 
Impossible de confondre, malgré le piège tendu par le vocabulaire, ces deux animaux. Le coyote est un canidé alors que les chiens de prairies sont des sciuridés, de charmants écureuils terrestres qui communiquent lorsqu'ils sont en danger à l'aide d'aboiements d'alarme.

Taille et poids
Le coyote peut mesurer 1 mètre queue comprise, mais il ne pèse le plus souvent qu'une quinzaine de kilos.

Longévité
Une dizaine d'années dans la nature, 18 ans en captivité.


Le coyote et ses cousins

Le coyote appartient à l'ordre des carnivores, un groupe de mammifères qui contient
des prédateurs bien connus, par exemples les canidés, les félidés, les ursidés, les
mustélidés, mais aussi les phoques et otaries. Ces animaux sont caractérisés par la
présence de dents carnassières. La dernière prémolaire supérieure et la première
molaire inférieure sont modifiées : elles sont coupantes et fonctionnent comme deux
lames d'un ciseau qui se referment, permettant à ces animaux de sectionner les chairs
de leurs proies ou des charognes. Les carnivores sont en revanche incapables de
mâcher, et ils avalent d'une seule bouchée de grands lambeaux de chair.

Au sein des carnivores, le coyote appartient à la famille des canidés, qui regroupe des
espèces se ressemblant fortement tels que le loup, le renard ou le chacal. Le chien est
également un canidé, mais ce n'est pas une espèce à part, c'est un loup fortement
modifié par la sélection humaine. Ces animaux sont notamment caractérisés par des griffes non-rétractiles.
Notons que les canidés sont une famille extrêmement homogène avec une interfécondité qui met à mal le concept
d'espèce. Car si un loup ne se mélange pas en temps normal avec un coyote, il se trouve que les deux animaux
sont malgré tout capables de produire un hybride fertile. Certains suggèrent même que le loup rouge (Canis rufus),
un animal rare d'Amérique du Nord, est en fait issu d'une telle hybridation. Idem pour le chien, le coyote peut se
croiser sans mal avec nos animaux familiers.

Éthologie du coyote

chien de prairie souvent proie coyotes
Le chien de prairie est souvent la proie des coyotes
Alimentation
A l'origine, ce carnivore chasse seul ou en couple, et se focalise le plus souvent sur
les petits mammifères. Les rongeurs et les insectivores, tels les campagnols ou les
musaraignes, sont particulièrement consommés, mais le coyote peut également
s'attaquer à des proies beaucoup plus grosses. Les lagomorphes (lapins et lièvres),
les oiseaux, les ratons laveurs et parfois les cervidés font également partie de son
régime alimentaire. Dans le cas des cerfs, il s'agit d'attaques en meute, les proies sont
rabattues puis saisies à la gorge par les coyotes les plus puissants.
Mais son large spectre alimentaire se trouve encore augmenté par sa capacité à vivre en ville, et à s'adapter aux
milieux fortement anthropisés. De fait, le coyote peut s'attaquer à un rat des villes comme faire les poubelles, et
plus simplement consommer toute sorte de nourriture carnée.
Activité 
Une grande partie du temps est dédié à la recherche de nourriture. Capable de courir à 60 km/h, le coyote est très
bien armé pour la chasse.
Le reste du temps, il soigne ses relations sociales, notamment lors de la saison de reproduction, au printemps, où
l'animal lance son hurlement caractéristique, ainsi que des glapissements divers.
Le coyote est plus actif de nuit.
bebe coyote
Un bébé coyote
Reproduction
La reproduction a lieu essentiellement au début du printemps mais peut commencer
dès l'hiver, fin février. Ce comportement est lié à la nécessité d'obtenir les naissances
à la belle saison. De fait, 5 ou 6 petits coyotes vont voir le jour début mai. Enfin, c'est
une façon de parler, car ils resteront trois semaines au fond de leur terrier avant
d'explorer leur environnement. Les petits sont d'abord très suivis par leurs parents,
mais deviennent rapidement autonomes et cherchent leur propre territoire dès leur
première année.
 

Carte d’identité du coyote

Classe: mammifères
Ordre : carnivores
Famille : canidés
Nom : Canis latrans

Article réalisé par Arnaud Filleul et Jean-Pierre Fleury.

samedi 10 janvier 2015

Le coyote devrait se rétablir après avoir été coincé dans la calandre d'une voiture


Un jeune coyote très chanceux qui a été nommé Vern se remet de trois pattes cassées mais il devrait survivre après avoir été heurté par une voiture et être resté coincé dans la calandre.

Vern, dont le nom est tiré de Buick Verano, le type de voiture qui l'a heurté, devrait être relâché dans la nature - espérons-le, une partie de la nature avec moins de trafic - quand il sera complètement rétabli.

L'épreuve de Vern a commencé le 24 septembre lorsque Mark Voiearmour, un conducteur de train, partait travailler à la gare de Waukegan à bord de sa Verano quand il entendit un bruit sourd. Cela n'attira pas son attention jusqu'à ce que celui-ci arriva à la gare environ 10 minutes plus tard et que quelqu'un lui dise qu'il y avait un animal - au début, il pensait qu'il s'agissait d'un renard - coincé dans la calandre de sa voiture.

«J'ai immédiatement appelé le 911», a déclaré Voiearmour. "Au début, j'étais désemparé. J'adore les animaux. J'ai des chiens. Pour moi, c'est comme un petit chien. Il doit avoir été effrayé à mort ".

Amber Manley, un agent de contrôle des animaux à Waukegan, est alors arrivé sur la scène.

«Je pouvais voir sa petite tête ... et j'ai dit, 'C'est un coyote», dit Manley. «Il était assez docile, pas agressif. ... Il était incroyable."

Manley a dit que le coyote, qui semblait être jeune, a été bercé entre ce qui restait de la calandre et le radiateur de la voiture et semblait être en assez bonne forme. Il ne saignait pas.

Manley a délicatement enlevé l'animal à l'aide d'une perche de capture. Même s'il ne semblait pas être agressif, elle a dit qu'elle avait utilisé les précautions pour les animaux sauvages qui sont blessés.

L'animal ne réagissait pas du tout alors qu'elle le mettait dans une caisse.

Manley a ensuite contacté Susan Elliott, la directrice du contrôle des animaux à Waukegan. Elle a rapidement téléphoné à Dawn Keller, directeur exécutif de Flint Creek Wildlife Rehabilitation à Barrington. Keller a accepté de prendre le coyote.

Le coyote est probablement né cette année, dit Keller. Et alors que c'était une première pour le centre de réadaptation, elle a dit qu'ils avait adopté un coyote qui errait dans le circuit de Quiznos et un autre qui a été retrouvé flottant sur le lac Michigan.

Elle a dit que bien que les gens doivent les traiter comme des sauvages et de ne jamais nourrir ou lier d'amitié avec eux, les coyotes ont tendance à ne pas être aussi agressif envers les gens que beaucoup pensent.

"La vérité est, si vous entrez dans une enceinte où se trouve un coyote à nettoyer, ils vont se recroqueviller sur eux-mêmes, se pisser dessus et détourner les yeux», a déclaré Keller.

Keller a dit le coyote sera ramené à la santé et relâché dans la nature.

Elle conseille tous ceux qui pensent qu'ils ont touché un animal avec leur voiture de s'arrêter et de regarder. Elle a cité un autre exemple d'une buse à queue rousse qui s'est coincée dans le porte-bagages de la voiture de quelqu'un.

Voiearmour, qui vit à Kenosha, Wisconsin., a dit qu'il avait donné de l'argent à Flint Creek pour les soins du coyote.

"Tout est bien qui finit bien", a déclaré Voiearmour. "Et c'est cool que Flint Creek Wildlife a obtenu des dons parce que les gens ont entendu parler de cela."

Flint Creek Wildlife Rehabilitation est une association à but non lucratif gérée par des bénévoles, dit Keller.

Copyright © 2015, Chicago Tribune