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vendredi 12 février 2016

lundi 30 novembre 2015

Votre avis nous intéresse

Chaque année, dans notre belle et grande famille multinationale américaine, tous les membres du personnel reçoivent un SONDAGE D'OPINION qui se veut totalement transparent et anonyme. Vous me direz que c'est rare pour une grande compagnie comme celle-ci de se préoccuper tellement de l'avis de son personnel.
Bande de médisants. Je vous répondrai que les chiffres et les courbes qui en découlent sont du plus grand intérêt pour notre top management.
Bon d'accord, parfois il leur arrive d'oublier de nous distribuer ce précieux sondage qui compte tant à leurs yeux. Comme en 2013 par exemple. Mais bon, cette année-là, ils avaient autre chose sur le feu: il leur fallait se séparer de 1,400 personnes sur les 3,700 occupées sur le site de Gosselies. Donc, il faut bien comprendre qu'avec moins de gens pour s'occuper de distribuer, de gérer les précieux avis des 2,300 restants et ensuite d'en tirer des courbes qui montrent que ces mêmes 2,300 sont heureux de ce qui vient de leur tomber sur la gueule, pas facile de diffuser le sondage d'opinion annuel.


Ca y est ? Vous avez chialé assez sur ce graphique ? Bon maintenant, rigolons un bon coup.
Parlons de l'anonymat de ce sondage d'opinion.

Avant était le papier.

Dans le passé, il nous était distribué dans une enveloppe brune sans aucune autre indication que "CONFIDENTIEL". Jusque là, rien à dire.
Mais quand on ouvrait l'enveloppe, on y trouvait un document jaune en plus du sondage.
Je vous vois trépignant d'impatience de savoir ce qu'était ce fameux document jaune.
3 x rien !
On vous demandait simplement de dire si vous travailliez dans les ateliers ou dans les bureaux, si vous étiez ouvrier, employé, cadre avec supervision ou sans supervision. On vous demandait de choisir parmi 3 ou 4 propositions votre ancienneté dans l'usine. Bref, quand on avait affiné suffisamment la recherche, on pouvait deviner qui avait rempli le papier jaune avec un très faible risque d'erreur.
Ce qui était bien et très motivant c'est qu'on pouvait garder le crayon reçu avec le dossier.

Aujourd'hui, c'est mieux. On a l'informatique !

On vous envoie donc (de façon tout à fait anonyme) un e-mail à votre adresse mail du boulot ( ? ? ? ) avec un logonID anonyme du style "VFXol54FD" et un mot de passe du style "TOTOenAUTO".
Pas mal hein ? Avec de tels logonID et mot de passe, comment peut-on encore deviner que c'est Joël Navez qui va remplir le sondage électroniquement envoyé à son adresse perso et anonyme coyotus_vulgaris@tac.com ! ! !
Hé bien, ils ont fait fort. Afin d'être à 100% certains qu'ils ont bien respecté votre anonymat, vous recevez un écran d'accueil (avant le sondage) qui vous dit très poliment "Bienvenue Joël Navez. Vous avez entré un logonID correspondant au groupe de Mr XXXXX." (qui compte une douzaine de personnes) et au cas où ils vous louperaient, ils vous reposent les mêmes questions qu'auparavant à propos de votre job et de votre ancienneté. Hé oui ! C'est à tomber le cul par terre.

On nous prend vraiment pour des pantoufles.

Je vous ai dit au début qu'il était arrivé d'oublier de distribuer le sondage d'opinion la même année que le licenciement annoncé des 1,400 personnes du site de Gosselies. On va dire qu'il s'agit là d'une banale coïncidence - bien que je ne crois plus aux coïncidences -.
Cette année 2015, nous n'avons pas eu droit non plus au sondage.
Mais cette fois-ci, je vous arrête tout de suite.
Le fait que notre vice-président américain ait annoncé le 24 septembre la perte de 10,000 emplois et la fermeture de plusieurs usines à travers le monde n'a absolument rien à voir avec la non-distribution du sondage annuel.
http://www.24bref.com/articles/96650/caterpillar-supprime-10000-emplois-et-ferme-des-usines.html
Nooooooon ! Cette année, c'est un problème informatique qui en est la cause.
Une saleté de version 2.0 qui ne permet pas le bon fonctionnement de ce sondage d'opinion.
Zut. Pas de chance. Je vous livre ci-dessous le message que nous avons reçu.


Saloperie d'informatique. Vivement qu'on nous distribue un sondage de satisfaction sur les services informatiques de notre belle et grande usine.
On nous prend vraiment pour des pantoufles !

samedi 7 novembre 2015

Nous sommes là pour vous aider - We're here to help you

Salut tout le monde,

notre dream team, l'Eldorado de notre belle et grande famille, sommes tous là pour aider nos clients à remettre leurs machines dans un état de fonctionnement qui ressemble le plus possible à une nouvelle machine juste sortie d'usine. Quelques exemples de cas difficiles.

Hello everybody,

our dream team, the Eldorado of our beautiful and great family, are all there to help our customers to get back their machines in a working statement that looks like as much as possible a new machine just went out the factory. Some examples of difficult cases.









jeudi 15 octobre 2015

Halte aux emmerdeurs - Stop pissing me off.

English version of this article below (especially for all my American friends)

J'ai voulu écrire cet article pour vous faire part d'une réflexion à propos du bouquin que je suis en train de lire.
Le titre "Halte aux emmerdeurs" m'a directement attiré car dans mon cadre de vie, qu'il soit professionnel ou privé, les emmerdeurs sont légions. Et je pense que vous pensez comme moi. Déjà là, il y a quelque chose qui m'interpelle. Si vous pensez comme moi, cela voudrait-il dire qu'il y ait une chance que je sois un emmerdeur pour quelqu'un ? Ou bien sommes-nous tous sur la même longueur d'onde pour citer la même liste exhaustive d'emmerdeurs, vous et moi ? Là, il y a vraiment peu de chance. Donc, j'en reviens à ma première hypothèse: il se peut que je sois un emmerdeur pour certains.
Paf ! Prends ça dans les dents coyote.

J'ai voulu écrire cet article également dans la langue de Washington afin que tous mes bons camarades depuis mes collègues de travail jusque Barak Obama sachent et comprennent ce que je pense de notre belle et grande famille que je rencontre tous les jours du lundi au vendredi. Je suis presque sûr que certains emmerdeurs francophones vont transmettre cet article à d'autres emmerdeurs francophones (vous remarquerez que je m'abstiens de citer des noms). Pour bien leur montrer à quel point j'ai peur de ce genre de délation, je m'assure que même des emmerdeurs anglophones pourront le lire. Et je souhaite qu'ils le lisent et comprennent le sens profond de ce message car, dans mon coup de gueule, il y a peut-être la solution à un de leur problème: la compétitivité de notre belle et grande famille.

Je citerai donc certains passages de ce livre en espérant ne pas être envoyé en taule pour ne pas avoir respecté les droits d'auteur.
Ce livre "Halte aux emmerdeurs" a été traduit du titre original "Stop Pissing Me Off" de Lynne Eisaguirre publié en 2007 aux Etats-Unis et, dès la couverture, le ton est donné.
L'auteur nous conseille d'abord d'accepter l'idée qu'il y a un emmerdeur en chacun de nous. Et donc y compris le coyote. Cette idée d'autocritique et d'état des lieux personnel est très bien expliquée au chapitre 2 intitulé "mais c'est quoi, le problème ? (c'est peut-être vous)".
Bon, je ne vais pas faire mon mea culpa du début à la fin de cet article, ce n'est pas le but mais je vais maintenant aborder un sujet qui devrait intéresser (je l'espère vivement) les plus hauts dirigeants de notre belle et grande famille. D'où la traduction en anglais.

Au chapitre 4, on nous pose la question suivante "pourquoi prendre la peine de créer des liens?"
Edward Hallowell, éminent psychiatre installé dans les faubourgs de Boston a mené des recherches sur la raison de la dépression de personnes (1) ayant apparemment tout pour être heureuses. Il a recoupé les témoignages avec une étude menée sur des singes et des bébés en orphelinat et il en a conclu que le cerveau humain est programmé pour se forger des liens avec les autres.
Ceci pourrait expliquer le besoin que certains ex-collègues ont de revenir entre nos quatre murs nous faire un petit coucou de temps en temps, de passer une partie de leur retraite à s'occuper de l'Amicale des Anciens ou aussi pour d'autres de sombrer malheureusement dans une dépression plus ou moins prononcée.
 
Pourquoi les connexions au travail sont importantes ? (2)
D'une part, elles nous aident à voir que nous sommes programmés pour la vie sociale depuis l'époque où nous nous regroupions autour du feu de camp pour nous protéger des prédateurs et où nous sommes sortis de nos cavernes où là aussi notre sécurité y était accrue. Ceux qui apprenaient à créer des liens avaient plus de chances de survivre dans la jungle ou dans le désert; lorsqu'ils formaient une bande, nos ancêtres risquaient moins de se faire dévorer par les lions, les tigres et les ours.
Si nous nous regroupons en meute, notre entreprise aussi a plus de chances de survivre à la concurrence.
D'autre part, je suppose qu'il y aura une autre part. Laissez-moi le temps de finir mon livre.

(1) principalement des hommes.
(2) j'ai dit "au travail". Ca ne veut pas dire se bourrer la gueule tous les vendredis au bistrot d'en face.

I wanted to write this article to share with you a reflection about the book I'm reading.
The title "Stop pissing me off " directly attracted me because in my living environment, whether professional or private, assholes are legion. And I think that you think like me. Already there, there is something that concerns me. If you think like me, it would mean that there is a chance that I'm a pain in the ass for someone? Or are we all on the same page to quote the same exhaustive list of hecklers, you and me? There is really little chance. So I come back to my first hypothesis: it may be that I'm a pain in the ass for some.
Paf! Take that in your teeth, coyote.
 
I wanted to write this article also in Washington's language so that all my good friends from my colleagues to Barak Obama know and understand what I think about our large and beautiful family that I meet every day from Monday to Friday. I am pretty sure that some French speaking hecklers will pass this article on to other French speaking hecklers (you will notice that I refrain from naming names). To show them how much I am afraid of this kind of accusation, I make sure that even English speaking hecklers can read it. And I hope they read and understand the deep meaning of this message, because in my stink, there may be the solution to their problem: the competitiveness of our large and beautiful family.

So I will write some passages from the book, hoping not to be sent to jail for not respecting the copyright.
This book was translated from the original title "Stop Pissing Me Off" of Lynne Eisaguirre published in 2007 in the United States and, from the cover, the tone is set.
The author advises us first to accept the idea that there is a pain in the ass in all of us. And thus including the coyote. This idea of self-review and inventory is very well explained in Chapter 2, "but what is the problem? (Could be you)."
Well, I will not do my mea culpa from beginning to end of this article, it is not the goal, but I will now turn to a subject that should interest (I strongly hope) the top leadership of our beautiful and large family. Hence the English translation.

In Chapter 4, we ask ourselves the question "why bother to build links?"
Edward Hallowell, a prominent psychiatrist installed in the Boston suburbs has conducted research on why people depression (1) apparently having everything to be happy. It intersected the testimonies with a study on monkeys and babies in orphanages, and he concluded that the human brain is programmed to forge links with others.
This could explain the need that some ex-colleagues have to come back between our four walls just to make us a little hello time to time, to spend part of their retirement to look after the Association of Former or for some others unfortunately sinking in a more or less pronounced depression.
 
Why work connections are important? (2)
On one hand, they help us to see that we are programmed to social life since the time when we gathered around the campfire to protect us from predators and when we came out of our caves where also our security was increased. Those who learned to build relationships were more likely to survive in the jungle or in the desert; when they were a band, our ancestors were less likely to get eaten by lions, tigers and bears.
If we group together in packs, our company also has a better chance of surviving the competition.
On the other hand, I suppose that there will be another hand. Let me time to finish my book.

(1) mainly men.

(2) I said "at work". It does not mean getting drunk every Friday at the pub opposite.

mardi 22 septembre 2015

En front commun syndical.

Arrêter une usine pour UN gars, trop fort !
En plus, pour un connard, c'est encore mieux.

Dans quelques temps, si l'usine est encore là, on demandera aux autres 3300 otages de voter, de renouveler les mandats de nos dignes représentants. J'ai constitué une liste de candidats potentiels pour qui nous pourront donner nos voix lors des prochaines élections sociales.



Cette liste bien entendu est valable en rouge, en vert ou en bleu puisque comme vous le savez je ne suis pas raciste et, de plus, vous êtes tous à mettre dans le même sac.
J'ai tenté d'être le plus objectif possible pour établir cette liste en tenant compte de la condition principale pour occuper une place autour d'une table de négociation sensée défendre les droits de TOUS les travailleurs: le nombre minimal requis de deux neurones.

Chères et chers camarades, voici vos futurs représentants syndicaux.
A vos crayons ! Et votez bien.

(1) FGTB: Faites Grève Tas d'Bièsses. Incapables d'aligner 5 mots sans qu'il y ait le mot "grève".
(2) CSC: Conneries Sur Conneries. J'ai connu un gars bien chez eux. Mais ça c'était avant.
(3) CGSLB: Cerveau Greffé Suite à une Lobotomie Bancale: Des schtroumphs juste capables de suivre les deux autres.

Vos candidats:
1- Bob l'éponge: il sort une espèce de liquide des trous de sa tête quand on le presse un peu. C'est grâce à son QI de 4,5 qu'il a été sélectionné tête de liste car selon Wikipédia, il n'a pas les deux neurones requis.
2- Lucy: bien située dans l'évolution darwinienne, son langage encore quelque peu confus n'est rien à côté de l'odeur fétide qu'elle dégage de sa bouche et de ses aisselles. Si vous votez pour elle, sachez qu'elle n'a pas encore découvert le feu donc pas d'incendie dans les rond-points.
3- Lobotomized: c'est le costaud de la bande, celui qu'on trouvera cagoulé (pour ne pas faire peur aux enfants) en première ligne des piquets de grève. C'est donc lui qui tapera sur la gueule de tous ceux qu'on lui désignera. Même capable de taper sur sa mère ce con.
4- Régis: tout le monde le connait. Régis est une tâche. C'est lui qui rate tous les coups même ceux préparés à 99,9% où il n'y a plus qu'à terminer par son intervention. A tous les coups, c'est sûr, ça foire.
5- Nabilla: ses atouts physiques pourraient faire d'elle une candidate à la négociation. Néanmoins ne vous attendez pas à une phrase plus éloquente que "non mais allo quoi". Alors, pour placer cette phrase bien pensée dans une négociation, il faudra se lever tôt.
6- Homer S: doh! c'est sur lui que vous pourrez compter pour montrer ses fesses aux caméras de télévision qui viendront filmer les prochains piquets de grève. Sans en être certain car on le voyait de dos, je pense que c'est déjà lui qui dansait le cul à l'air en 2013 lors de l'annonce des 1400 virés.
7- Charlem': excellent candidat. Bien que possédant déjà plusieurs mandats, il ne refusera pas de cumuler celui de déréglé syndical. Très fort pour tourner sa veste, il pourra aisément vous recruter des extrémistes bastonneurs dans les rangs de ses amis de la N-VA.
8- Loana: l'archétype de la blonde des blagues. Certaines mauvaises langues diront que le seul moment où elle a quelque chose dans la tête c'est quand elle fait une turlute. Je pense qu'elle pourrait être une bonne candidate en concurrence avec la n°5 à condition qu'elle perde au-moins 80 kilos.

Salut à tous et à bientôt autour du rond-point.
Tous ensemp', tous ensemp', ouaih ouaih ouaih ! ! !
Et ric, et rac, on va squetter l'baraque. Et rac, et ric, on va serrer l'boutique.




dimanche 28 juin 2015

CAT renouvelle sa flotte de voitures de société

Pas de panique, je ne vais pas encore la ramener. Ouiiiiiiin pourquoi j'ai pas droit à ma voiture de société et patati et patata. De toute façon, tout le monde s'en fout. Même moi maintenant. Alors ...
Bref, il fut un moment où les parkings de Gosselies étaient remplis de BM. Plus une Ford Fiesta.
Pour votre info, BM ne veut pas dire Bergerat Monnoyeur, notre concessionnaire franco-belge.


Non, dans ce cas-ci, il s'agit de la marque allemande de bagnoles de prestige dont certains modèles ont fait le bonheur de James Bond et de quelques tapettes de parvenus dont je donnerai les noms dans mon livre à paraître. Un peu de patience.
Arrivées en fin de leasing, ces voitures sont à remplacer dans les mois à venir et, voulant montrer à l'opinion publique qui pourrait s'imaginer que notre usine ne se porte pas bien, notre cher directeur a eu l'idée géniale de nantir les voitures d'une petite touche discrète de publicité pour la marque. C'était le 21 juin dernier. Notez-le car sa prochaine idée géniale ne viendra qu'après trois passages de la comète de Halley.
En avant-première, voici quelques modèles de voitures qui seront proposées aux membres du personnel suivant non plus la place qu'ils occupent sur l'échelle hiérarchique (et c'est ça qui rend son idée géniale) mais bien uniquement suivant les critères observés auprès de ces collaborateurs lors de leur travail quotidien. Fini l'objectivité des chiffres à qui on fait dire ce qu'on veut bien lors des rapports d'évaluation. Voici enfin que nos chefs vont nous observer et ENFIN nous juger sur nos habitudes. Alors, n'attendez pas que je cite des noms ici mais peut-être reconnaîtrez-vous certains collègues d'après les critères cités et, qui sait, peut-être les rencontrerez-vous un jour au volant d'une de ces voitures. Rien ne vous empêche de partager votre choix dans un commentaire laissé sous cet article. Merci de ne pas citer de noms, je m'en chargerai dans mon livre. Patience.


Modèle de base destiné aux adeptes de BMW pour se la péter, lunettes de soleil Caterpillar, chemise Caterpillar déboutonnée jusqu'au nombril, sourire éclatant plus blanc que blanc pour faire des appels de phares aux minettes en mini jupe et bras par-dessus la portière.


Renault Clito pour nos amis chauvins d'outre-Quiévrain. Ben oui, tout le monde sait qu'un vrai Français ça ne roule qu'en Renault, Peugeot ou Citroën. C'est comme ça qu'on relance une économie. Avec les bagnoles, les rafales et les Mistrals (euh non pas les Mistrals).


Petit modèle de base, basique avec seulement les éléments les plus nécessaires. Pas de fioriture, juste ce qu'il faut pour rouler. D'ailleurs ce n'est pas pour rien que les portières arborent un superbe ST121 qu'il faut lire "Statut cent vingt et un" soit pour les cadres avec un statut sans la classe 21. Comme ça, ils arrêteront de chouiner.


Modèle ultra-rapide pour ceux qui partent toujours à la bourre alors qu'ils ont un meeting avec les Japonais à 8h00 précises. Etant donné que les autoroutes belges (surtout autour de Bruxelles) sont rarement encombrées, ça les aidera à arriver à l'heure au boulot. Un parachute de freinage est bien entendu fourni pour l'arrivée au parking du A mais faut faire vite pour badger et lever la barrière.

Modèle "made in China" pour tous ceux qui ont du sang plus jaune que les Pékinois, ceux qui ne vivent que pour le moins cher fabriqué à prix réduit par des Chinois qui, avant de bouffer l'Europe ont déjà commencé par mépriser les normes de qualité de notre vieux continent.


Modèle de luxe livré avec une remorque à plateau principalement destiné à ceux qui, avec leur âme de bons Samaritains, s'arrêteront sur les autoroutes pour remorquer et prendre en stop jusqu'à l'usine tous les connards qui auront opté pour le modèle précédent. Voyant le nombre inouï de Belges plus chinois que les Chinois et qui grouillent dans nos bureaux, ce modèle de camion est momentanément en rupture de stock car tous les collègues ne sont pas fous.


Modèle voiture de golf destiné aux amateurs de VW du même type et aux adeptes du sport du même nom qui sont de plus en plus nombreux à se retrouver sur le green. D'ailleurs les anciens de Caterpillar comptent parmi les mieux classés à ce sport tout droit venu de la jet-set. Serait-ce à force de côtoyer les nombreux trous de balle ?


Ce modèle tout spécialement destiné aux grands enfants que sont toujours certains collègues est muni de deux pédales. Deux pédales ! Le couple idéal vous diront certains, l'eau à la bouche. L'autocollant du numéro sur les portières est réversible car certaines personnes ont bien compris que la promotion canapé n'existe pas que dans les services publics. La forme allongée du siège jaune aux allures de canapé est là pour leur rappeler cette étape indispensable dans leur plan de carrière.


Ce modèle, je me le réserve. Juste pour emmerder mes voisins qui ont tendance à surévaluer la longueur de leur bagnole en empiétant parfois sur l'accès de mon garage. La pétarade de leur moteur pourri sera aussi comblé par le vrombissement de mon monstre.


Modèle "oldies" pour les pensionnés, pré-pensionnés, presque pré-pensionnés, travailleurs de plus de 65 ans, nostalgiques des bonnes années, celles où l'on fabriquait encore des machines qui duraient. Le design est un peu anguleux, brut de fonderie comme on dit mais, contrairement aux produits "merde in China", ça roule toujours.


Bagnole pour aller dans les coins, accéder n'importe où, la où les autres n'ont pas accès. Je pense notamment aux autoroutes belges qui sont soit bouchonnées, soit carrément fermées ou, pire encore, ouvertes à la circulation mais pleines de nids de poules. Vous remarquerez l'accès aisé au moteur pour les entretiens.


Et voici enfin le modèle tout spécialement dédié aux co-voitureurs. L'entreprise prend à sa charge le carburant du véhicule mais pas celui des occupants. Les produits illicites contenus dans la fourgonnette style "peace and love années 60" ne sont pas fournis par Caterpillar puisque ceci ne fait pas encore partie de nos valeurs communes. Ça viendra peut-être.

vendredi 5 juin 2015

Un opérateur qui en a !

Pas mal. Faut oser !



Comment (re)motiver les troupes ?

A l'heure où certains, suite aux résultats CATastrophiques du dernier sondage d'opinion, se demandent comment faire pour motiver ou remotiver les troupes restantes, une jeune stagiaire tout juste débarquée au bon moment, a mené son propre sondage d'opinion sous le biais de son travail de fin d'études. Qui a parlé de coïncidence ?
Je pose le décor:
le 28 février 2013, on annonçait à la presse que pour garder le navire à flots, il fallait nous défaire de 1400 membres d'équipage. Des moussaillons au capitaine (euh non, pas le capitaine) tout le monde devait fournir son effort de guerre. Bref, en 2014, le 28 février si je me souviens bien (encore une coïncidence ?) les 1400 avaient quitté le bord.
Cette année-là (comme dirait Cloclo), en 2013 donc, nous n'avons pas eu droit au traditionnel sondage d'opinion car, dans un souci de transparence prôné par les sacro-saintes valeurs communes de notre belle et grande famille, on ne pouvait pas montrer aux pontes que les 2300 valeureux restants -enfin presque 2300- ne partageaient pas la même vision de ce qu'est une belle et grande famille.
Enfin, je suis fier d'annoncer que nous avons réussi à maintenir le rafiot jusqu'à présent. Ne me demandez pas comment. Il y a des miracles parfois, et ne vous étonnez pas si, dans quelques années, des milliers de pèlerins accourent à Gosselies comme on peut aller à St Jacques de Compostelle, à Lourdes ou à Banneux.
++++++++++
Fin 2014, pensant que sous les tracas du turbin quotidien ou grâce à la coupe du monde de foot, les membres de la famille auraient oublié les débarqués de 2013, les pontes ont eu l'idée géniale de nous soumettre le sondage d'opinion annuel. C'est de la folie furieuse. C'est un peu comme si on me proposait un sondage de satisfaction sur les bons services et les tarifs de Belgacon !
Enfin, quoi qu'il en soit, ILS ONT OSE !
Ben, ils ont reçu les résultats les plus pires (ça ne se dit pas mais je m'en fous, c'est juste pour marquer le coup) qu'ils n'ont jamais eus. Je vous passe les détails et les chiffres mais les scores ont explosé. 24 % seulement des sondés ont jugé leur salaire satisfaisant. Boooooh honte aux 76 % d'insatisfaits. Après tout, que nous soyons heureux d'avoir un job à l'heure actuelle. Vous avez remarqué que j'ai dit "nous" ?
++++++++++
Un autre score minable se rapportait à la motivation de ceux qui doivent écoper pour garder le Titanic à flots. La motivation sans parler d'argent car, lors d'une réunion pendant laquelle on nous présentait les résultats du dernier sondage, après 5 minutes, la messe était dite. Le super héros manager, avec un grand M sur le torse, dont je tairai le nom (nous l’appellerons Martin car plus d'un baudet s'appelle Martin) nous demande de ne pas aborder le sujet du salaire car nous ne pouvons pas mettre la main au porte-feuille, nous n'avons pas la solution à ce problème et donc, il n'y a pas de problème.
Pan dans les dents. Vous avez des questions ?
Arrive donc cette jeune stagiaire avec un travail de fin d'études portant sur "la reconnaissance au travail" qui pourrait être une solution pour remotiver les troupes sans parler d'argent.
Très sympathique et très souriante, elle a mené son sondage comme une pro, a même organisé un brainstorming et énuméré des règles de base dans certains documents très intéressants destinés aux managers. J'espère pour elle que certains de ces membres de la timonerie savent lire et qu'ils mettront en pratique les conseils prodigués avant que le paquebot de luxe ne soit reconverti en radeau de la Méduse.
Par respect pour cette bonne amie stagiaire et pour son travail, je ne donnerai pas ici ses conclusions. Faudra attendre mon bouquin qui viendra plus tard, quand je serai moi aussi licencié en pré-retraite masquée ou foutu à l'huche si vous préférez.
Je me pose néanmoins une question: sur les 32 personnes sondées par cette jeune fille, 56 % ont répondu qu'ils trouvaient leur salaire correct. Je ne suis pas fort en math mais essayons de comprendre: sondage CAT anonyme: 24 % - sondage d'une belle stagiaire en tête à tête: 56 % ce qui fait une différence de 32 % sur la même question posée dans les mêmes termes mais répondue de deux façons différentes. 32 % (on va arrondir à 1/3) des 32 personnes sondées "entre quatre zyeux", soit 10,24 personnes ont subitement changé d'avis sur leur salaire alors qu'on nous dit bien que les augmentations et les promotions sont de vilains mots à ne plus jamais prononcer à Gosselies.
Il y a donc 10,24 faux-culs dans la liste secrète des personnes interviewées par cette bonne amie.
Perso, je préfère rester un coyote avec une grande gueule et risquer de me voir remercier prématurément pour bons et loyaux services que de continuer à mentir aux autres et pire se mentir à soi-même en se convainquant que notre salaire est toujours correct.
Ceci étant dit, voici le lien d'un reportage diffusé la semaine dernière au JT de RTL-TVI et qui traite du bonheur au travail. Fort curieusement, ici à la maison, je n'ai aucun problème pour visualiser la vidéo et vous la partager. Par contre, au sein de notre belle et grande famille, la vidéo reste désespérément noire. La censure serait-elle passée par là ? Il n'y a pourtant rien de bien pécuniaire dans les solutions proposées par ce chef d'entreprise de la région bruxelloise mais par contre, ce jeune directeur a eu la bonne idée de ne pas encager les chefs dans des bureaux fermés mais au contraire de les faire travailler au milieu de leur équipe. En voilà une idée qu'elle est bonne. Pas pour tous apparemment car il est plus sûr de fermer la porte de son bureau quand on parle de copier/coller le design des produits SP si souvent dénigrés ou pour étudier la relocalisation de nos produits vers la Chine. Faites-vous plaisir et voyez le reportage. Je vous reprends dans quelques minutes ...


Toujours là ? Super, vous suivez. Seriez-vous intéressés par le sujet ?
Alors, voici une autre vidéo qui devrait intéresser tous mes bons camarades " jeunes pré-pensionnés" qui sont partis il y a peu de temps et à qui je souhaite le meilleur.
Bonne rigolade assurée sur fond d'un problème qui ne fait rire personne je pense.
C'est sous-titré mais c'est trop bon.

samedi 30 mai 2015

Mes projets fous pas si fous que ça !

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Mais siiiiii, je plaisante. C'était entre 1991 et 2006. Les 15 plus belles années de ma vie au sein de notre belle et grande famille. Du temps où on faisait encore des études dans notre bureau d'études car nous avions le contrôle du design des machines zarbi que nous fabriquions nous-mêmes (j'insiste: NOUS-MÊMES) et qui travaillent toujours aujourd'hui. Si si, c'est vrai. Rien à voir avec les jouets "made in China".
Bref, en ce temps-là, il m'arrivait de dessiner des projets fous que certains d'entre-vous connaissent ou ont connus (je précise pour mon chef que c'était à la maison et pas pendant les heures de boulot).
Y aurait-il un peu de Jules Verne ou de Léonard de Vinci en moi ?
Voici un dessin que j'avais réalisé à l'époque pré-citée. Je vous promets de diffuser prochainement les autres avec toujours un petit mot d'explication pour les non initiés au groupe SP.

Déjà à l'époque, je me souciais des pauvres mécanos qui devraient aller assurer la maintenance de ce genre d'engin submersible. Ce serait aujourd'hui, je marquerais des points au Product Support.
Depuis que je ne suis plus dans cette équipe formidable qu'était le groupe SP et que je suis arrivé à l'Eldorado de Caterpillar c'est-à-dire dans le groupe Product Support (service après-vente si vous préférez) - merci Eddy-, je vois passer plein de photos insolites que je collecte bien évidemment pour les jours futurs (et ils ne sont peut-être pas si loin) où j'aurai tout le temps pour rédiger mes mémoires. Et voici ce que j'ai trouvé dernièrement ...




Pas mal hein ! Et après ça, on viendra se plaindre de mauvais contacts électriques, de balais d'essuie-glace pas assez efficaces ou de boulons rouillés. Ha ha ha, "laissez-moi rire" dirai-je.
Moi je dis que tout ce qu'on déblatère (non, encore lui ! Fais chier avec ses casseroles de la FIFA) sur nos machines comme quoi elles sont trop chères, qu'elles ne sont pas robustes, et patati et patata, moi je dis que nos machines sont les plus robustes pour travailler dans ces conditions et que c'est même pas vrai que Caterpillar prend l'eau. Quoique ...


Alors, vous voyez que mes projets fous n'étaient pas si fous que ça après tout. Allez ciao !

samedi 23 mai 2015

Des fois, ça passe et des fois ....

Allez, pour les amateurs de vidéos, en voici deux autres qui devraient faire le tour de notre belle et grande usine. Je le sens bien.
Enjoy it !

Parfois, c'est risqué mais ça passe.


Parfois, c'est moins risqué et ça casse.



Caterpillar et Komatsu s'unissent pour sauver des vies

Si je connaissais le con qui a fait sauter le pont !

Comme aurait pu le dire Jimmy Cliff: https://youtu.be/EzS-Jis7kfA

Tout à la fin de cet article, je vous invite à regarder une chouette vidéo pleine de génie (civil). Comme quoi quand il s'agit de sauver des vies, plus question de sauver ses parts de marché. Il y a plus important que le pognon dans la vie, il y a la vie.

Avec des machines standard, voilà ce que ça donne, on arrive à faire traverser une rivière en crue.


Avec des machines "ditch cleaning ou LRE", on pourrait envisager la Loire.


Avec des machines "ultra high demolition", on éviterait pas mal de victimes en Méditerranée.


Et maintenant, comme promis, voici la vidéo:



lundi 9 mars 2015

On n'est jamais assez prudent

Voici quelques machines Caterpillar légèrement customisées par des clients soucieux de leur sécurité.




lundi 9 février 2015


Je pense qu'il faudrait recentrer le bloc sur la remorque. C'est plus prudent. On ne sait jamais, s'il venait à glisser pendant le transport, ça pourrait griffer la peinture.
Bon, allez les gars. on va le pousser très lé-gè-re-ment avec le bull Cat.
Prêts ? On y va...

samedi 7 février 2015

Un projet fou SP: la ditch cleaning sous-marine

Voici un projet fou sorti tout droit de mon imagination lorsque, à la belle époque où nous avions encore le contrôle du design de nos produits, certains clients voulaient pouvoir draguer les fonds de rivières de plus en plus profondément mais évidemment toujours avec la même taille de machine afin de ne pas payer plus cher un modèle de taille supérieure.


Quand on voit l'usage que les clients font de leur machine, je n'étais pas loin de la réalité. On est quand même bons chez Cat. Après ça, ils viendront se plaindre de problèmes de démarrage. Pfffff. Heureusement pour l'opérateur, rassurez-vous, il est en bonne santé. Il savait nager le gars.
La deuxième photo montre le service après-vente Cat se rendant sur place afin d'étudier avec le client une solution pour qu'il puisse continuer de travailler le plus vite possible. Les photos sont garanties sans trucage.